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La Turquie en Europe, pourquoi et comment

22-02-2013 - La Croix.com Blog

La Turquie en Europe, pourquoi et comment, posté par Jean-Christophe Ploquin le 22 février 2013
 
« On s’achemine vers une réinvention de l’Europe, une perspective dans laquelle la Turquie devrait s’inscrire »
 
Kemal Dervis, ancien ministre de l’économie turc
 
Jeudi 21 février, à la Maison de l’Europe
 
 
« "L’Europe est une puissance économique mondiale œuvrant pour la paix et la bonne  gouvernance. Mais si elle ne poursuit pas son projet fondateur, on aura un monde transformé en G2 : une gouvernance négociée entre les États-Unis et la Chine. L’Europe, si elle se divise, ne sera plus en mesure de projeter ses valeurs. Il faut donc écrire un nouveau chapitre, auquel la Turquie peut contribuer énormément". (...)
 
 
"Il y a donc trois grands scénarios" , enchaîne Kemal Dervis.  "Celui de la crise chronique, où l’on avance par petits arrangements. Mais c’est impossible à long terme, alors que la zone euro est engluée dans la crise économique avec un taux de chômage à 12 % – et même 25 % en Espagne. Les citoyens ont besoin de perspectives prometteuses. Le second scénario est celui d’une dynamique de réformes qui incluerait tous les États membres de l’UE, avec un statut spécial pour le Royaume-Uni, mais on a vu que c’était peu probable : il y aura trop de pays qui ne pourront pas ou qui ne voudront pas s’intégrer davantage" .
 
"Il faudra une évolution forte du parlement européen"
 
"Le troisième scénario est celui où les pays de la zone euro avancent plus loin ensemble, y compris sur le plan institutionnel« , ajoute-t-il. « Cela demandera notamment une évolution au sein du parlement européen car les pays de l’eurozone ne pourront pas s’intégrer fortement sans une légitimité démocratique forte. Or peut-on imaginer que des députés britanniques, suédois ou roumains votent sur des décisions relevant uniquement de la zone euro? Non. De même que les ministres des finances se réunissent en deux formations, l’Ecofin à 27 et l’Eurogroupe à 17, de même, c’est un noyau du Parlement européen qui devra voter lorsque les questions auront vraiment trait à l’euro" . (...)
 
 
 
"Bien sûr, il y a des réticences vis-à-vis d’un partage de souveraineté"
 
"C’est pourquoi je pense qu’il faut associer la Turquie à la réflexion sur ce que sera le parlement européen« , signale l’ancien ministre. « L’entrée de parlementaires turcs au parlement européen est cruciale dans la relation entre l’UE et mon pays. C’est d’ailleurs pour cela que l’on refuse le ‘statut privilégié’ hors UE que proposaient la France de Nicolas Sarkozy et l’Allemagne d’Angela Merkel. Bien sûr, il y a encore beaucoup de réticences à lever. Les Français et les Allemands ne peuvent imaginer que la délégation turque soit supérieure en nombre à la leur. Mais la perspective de deux formations différentes du parlement européen relance la réflexion" .(...)
 
 
"C’est le moment pour la France d’associer la Turquie à la réflexion sur l’avenir de l’Europe, d’offrir de nouvelles perspectives pour les jeunes Turcs" , ajoute-t-il. " Il faut se dépêcher un peu et ne pas sous-estimer la déception de ces dernières années en Turquie. C’est la France qui avait ralenti le processus de négociations sur les chapitres de l’accord d’adhésion à Bruxelles. L’Allemagne s’était cachée derrière elle. Mais le pouvoir a changé en France et en Allemagne, l’un des deux coprésidents du parti Vert est d’origine turque. Les choses peuvent y changer aussi. Il ne faut pas que la Turquie laisse passer l’occasion" . (...)»

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